Depuis novembre 2018, Stelvision commercialise des télescopes sous sa propre marque : STELESCOPE. C’est l’aboutissement de longs mois de préparation pour notre petite équipe, qui n’a pas hésité à se rendre en Chine pour choisir et composer deux modèles recommandés pour les débutants ! Mais au fait, pourquoi avons-nous choisi de nous lancer dans cette aventure ?

illustration gamme STELESCOPE

La démarche STELESCOPE

Partant du constat que le choix d’un premier télescope est difficile pour une personne non expérimentée, nous avons décidé de proposer des instruments sous notre marque pour aller au bout de notre démarche de conseil en astronomie. C’est ainsi qu’est née la gamme STELESCOPE  : des instruments Stelvision spécialement sélectionnés pour vous permettre de démarrer l’astronomie sérieusement et simplement avec un budget raisonnable.

Après avoir passé en revue une centaine de modèles possibles, testé une dizaine d’échantillons et visité trois usines, nous avons retenu deux modèles et noué une relation de confiance avec un fabricant. Fidèles à notre philosophie, nous avons veillé aux détails et demandé des adaptations afin de garantir une utilisation simple et efficace pour le débutant.

Nos critères de choix

Comme expliqué dans notre dossier Comprendre et choisir, de nombreux critères doivent être considérés avant de porter son choix sur un premier instrument d’astronomie. Nous nous sommes donc mis à la place du débutant et avons passé les diverses possibilités au crible de l’analyse et des tests, selon les critères suivants :

  • la simplicité et la maniabilité : l’instrument doit être compréhensible et pratique afin de permettre au débutant de se concentrer sur l’apprentissage du ciel et le plaisir d’observer ;
  • le sérieux : il faut un vrai instrument d’astronomie, de conception éprouvée, avec une optique de qualité. Pas un jouet !
  • le budget serré : partant du principe qu’un premier instrument doit être abordable, nous avons ciblé une fourchette de prix entre 150 € et 400 € ;
  • la polyvalence : l’instrument doit permettre de scruter la Lune et les planètes, mais aussi les principales merveilles du ciel profond (nébuleuses, amas d’étoiles, galaxies) ;
  • les performances optiques :
    • le niveau de détails a été vérifié en situation réelle sur la Lune, Jupiter, Saturne et Mars – les planètes les plus intéressantes pour un débutant ;
    • le rendu en ciel profond a également été apprécié sur des cibles incontournables comme la nébuleuse d’Orion M42, l’amas d’Hercule M13, les galaxies M81 et M82 dans la constellation de la Grande Ourse ;
  • les performances mécaniques : le trépied doit être robuste, la monture précise et stable ; nous avons vérifié qu’après un mouvement, les inévitables vibrations disparaissent en quelques secondes ;
  • la compacité : l’instrument ne doit pas trop encombrer le salon entre deux séances d’observation ; et pour les vacances ou une excursion sous un ciel bien noir, il doit trouver facilement sa place dans une petite voiture.
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Tests d’échantillons en conditions réelles. Photo : Stelvision

Pourquoi la Chine ?

C’est un fait : les fabricants de matériels d’astronomie grand public sont presque tous basés en Chine. Cela n’a pas toujours été le cas, mais la tendance est lourde (voir en fin d’article notre encadré sur l’évolution du marché depuis les années 1960). Nous nous sommes donc tournés vers ce pays en dédiant plusieurs mois à des prises de contacts et à des essais de modèles reçus par avion.

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Au printemps 2018, nous avons parachevé notre travail d’analyse en allant là où les choses se passent, à la rencontre des fabricants !

Découvrez notre reportage sur notre voyage en Chine.

Quels avantages pour l’utilisateur ?

La gamme STELESCOPE a été pensée pour rendre l’astronomie accessible au plus grand nombre, sans transiger sur la qualité. En choisissant ces modèles, vous vous évitez de longues recherches parmi les offres du marché et les innombrables avis que l’on trouve sur Internet : autant d’informations pas toujours faciles à décrypter et parfois contradictoires, ce qui est particulièrement déroutant pour un débutant ! Autre point non négligeable : vous avez l’assurance d’un bon rapport qualité-prix, avec un tarif négocié en amont par Stelvision directement auprès du fabricant et la fourniture d’équipements qui ordinairement ne sont pas livrés avec les modèles pour débutants (typiquement, le moteur de suivi pour notre modèle sur monture équatoriale). De plus, vous bénéficiez de l’expertise Stelvision pour utiliser votre instrument et faire vos premières découvertes célestes : nos publications en ligne sont là pour vous aider, de même que notre équipe de passionnés d’astronomie qui n’ont pas oublié les difficultés que l’on peut rencontrer quand on débute !

Quelles caractéristiques techniques ?

Toutes les caractéristiques techniques sont présentées sur les pages produits des deux modèles proposés :

  • STELESCOPE 70 : une lunette de 70 mm de diamètre sur monture azimutale pour débuter le plus simplement possible avec un instrument sérieux dans un budget serré (pour adultes, adolescents et enfants à partir de 9 ans) ;
  • STELESCOPE 130 : un télescope de 130 mm de diamètre avec des capacités plus étendues en ciel profond ; sa monture équatoriale permet de s’initier aux coordonnées célestes et à la photographie ; un instrument particulièrement polyvalent et pédagogique pour adultes et adolescents à partir de 11 ans.

États-Unis, Japon, Chine… l’évolution constatée depuis un demi-siècle

Le matériel d’astronomie amateur dans les années 1960 à 1990

Le marché de l’astronomie amateur s’est démocratisé dans les années 1960 grâce à du matériel d’origine japonaise : des télescopes “prêts à l’emploi” fabriqués massivement au Japon où l’astronomie était enseignée à l’école. Ainsi en France par exemple, des importateurs ont pu proposer du matériel japonais à toute une génération de d’astronomes amateurs (dont le créateur de Stelvision !) jusque dans les années 1990.

Parallèlement, des marques américaines ont émergé dans les années 1970, notamment Celestron et Meade qui ont popularisé la formule optique “Schmidt Cassegrain” permettant d’avoir des télescopes de diamètre important dans un format compact.

Les marques européennes étaient alors quasi-absentes du paysage de l’astronomie grand public, et ce malgré un excellent savoir-faire historique en matière d’optique en France et en Europe. On trouvait bien par exemple du matériel allemand de marque Zeiss mais celui-ci était très onéreux.

Depuis le début du 21e siècle

Les marques européennes sont toujours aussi absentes : le savoir-faire européen est mis à profit soit dans des équipements purement professionnels (scientifiques, industriels, militaires…) soit dans des instruments haut de gamme ou spécifiques destinés à des amateurs exigeants. Les marques américaines font maintenant réaliser leur matériel en Chine… quand elles n’ont pas été tout simplement rachetées par des entreprises chinoises ! Les marques japonaises d’entrée et de milieu de gamme que nous avons connues dans les années 1970-1980 n’existent plus, ou se sont recentrées sur le haut de gamme.

Ainsi, c’est maintenant en Chine que presque tout le monde s’approvisionne. Une tendance lourde qui n’est pas réservée aux télescopes mais qui concerne beaucoup d’équipements grand public !