Quoi de mieux pour vous parler de notre nouveau STELESCOPE 200, que de laisser la parole à un pro de l’initiation à l’astronomie ? Alexandre Piguet, qui a fait de l’astronomie son métier en animant tout au long de l’année des stages et sessions d’initiation pour les enfants et les adultes, nous livre son retour d’expérience sur ce type de télescope.

Soirée d’observation avec ici en blanc, un télescope de type Dobson. Photo : A. Piguet, domainedeteloile.fr

Le STELESCOPE 200 est un télescope de 200 mm de diamètre de type Dobson, conçu par le fabricant taïwanais GSO. Alexandre possède un Dobson de chez GSO de 250 mm, très proche de celui commercialisé par Stelvision. Nous lui avons demandé à qui et à quoi servait selon lui ce type de modèle.

Le télescope que je conseille à tout le monde

Photo d'Alexandre Piguet regardant dans l'oculaire d'un spectroscope.
Alexandre Piguet.
Photo : domainedeletoile.fr

Je possède en tout une bonne douzaine d’instruments d’astronomie : des lunettes de 70, 80 et 130 mm, des télescopes Dobson 500 et 250 mm, le STELESCOPE 130 de Stelvision, un télescope 150 mm, un GSO 300, un télescope connecté de type eVscope, ou encore des jumelles.

Au début, on a souvent envie de se procurer le truc high tech, le bel instrument technique par excellence, puis finalement on se rend compte qu’on ne s’en sert pas. Il y a toujours quelque chose qui ne marche pas comme on voudrait, les piles qui flanchent…

Le Dobson 200 mm est le télescope que je conseille aujourd’hui à tout le monde : il offre le meilleur compromis entre simplicité et puissance.
Avec un Dobson manuel comme l’est le STELESCOPE 200, c’est vraiment nous qui pilotons le télescope. C’est sur ce type d’instrument que j’ai tout appris de la lecture du ciel. Il est d’une facilité déconcertante notamment pour des débutants, pour qui il est beaucoup plus naturel de manier un Dobson qu’un télescope avec une monture équatoriale, sur laquelle les axes et les contre-poids demandent souvent un effort d’adaptation.

Le 200 mm, c’est pour moi LE télescope qu’on peut amener en famille et transporter aisément en voiture. C’est le premier des grands diamètres, il est donc suffisamment gros pour voir beaucoup de choses, tout en n’étant pas trop encombrant : je peux le déplacer tout seul par exemple.

Voyez, au final, le télescope que je sors le moins, c’est le GSO 300 mm : il est certes puissant, mais vraiment compliqué à transporter.

Les équipements complémentaires

Stelvision a fait le choix d’équiper le STELESCOPE 200 d’un pointeur à mire qui vient compléter le chercheur déjà présent sur le modèle proposé par GSO, et de fournir avec son télescope deux oculaires de grand champ apparent et de faible grossissement, avec en plus une lentille de Barlow permettant de doubler le grossissement. Nous avons demandé à Alexandre ce qu’il pensait de cette personnalisation.

Gros plan sur les équipements du télescope STELESCOPE 200 : oculaires et pointeur QuikFinder

Un pointeur à cercles concentriques c’est l’idéal, puisque, par rapport à un pointeur point rouge, il permet de mettre la cible au centre des ronds sans la masquer ; une fois que mes stagiaires ont essayé, c’est de loin celui qu’ils préfèrent ! Un chercheur optique a son intérêt mais n’est pas adapté aux débutants, c’est un vrai cauchemar pour eux, surtout pour les enfants.

Avoir recours à des oculaires de grossissement faible ou moyen est un parti pris que je défends dans mon approche de l’astronomie : ils permettent de garder de la luminosité et du piqué, et personnellement je considère que cela ne sert à rien de courir après le grossissement. Ensuite, pour celles et ceux qui voudraient observer plus de détails lunaires et planétaires, la Barlow présente un intérêt puisqu’en la couplant avec l’oculaire de 20 mm, cela donnera un grossissement fort.

J’apprécie le fait que le STELESCOPE 200 fasse le choix du qualitatif : le GSO a une longueur d’avance sur le Sky-Watcher selon moi. Le porte-oculaire par exemple rappelle la belle mécanique spatiale, on voit tout de suite que c’est de la qualité.

Photo d'un pupitre utilisé lors d'une soirée astro, pour poser lampes frontales et cartes d'observation
Le “pupitre assistant” utilisé par Alexandre lors de ses soirées astro. Photo : A. Piguet, domainedeletoile.fr

Quoi observer avec le STELESCOPE 200 ?

Traditionnellement, les Dobson 200 sont particulièrement indiqués pour observer le ciel profond. Mais lorsque nous avons questionné Alexandre sur les objets célestes qu’il observait le plus souvent avec son Dobson 250, ce n’est pas une galaxie ou un amas d’étoiles qu’il a cité en premier…

Je suis fan de la Lune ! Elle n’a pas changé depuis 30 ans mais je ne m’en lasse pas. La Lune fait rêver, elle est indispensable pour capter une audience débutante.

Ensuite, lors des stages que j’anime, j’y vais par éloignement : d’abord la Lune, puis Jupiter, Saturne, ensuite M13 pour parler de la vie extraterrestre, la galaxie M31 avec laquelle j’aborde la notion d’années-lumière, et enfin les nébuleuses et les amas ouverts pour parler de la vie des étoiles.

Alexandre Piguet – domainedeletoile.fr
Le Domaine de l’Étoile est l’école d’astronomie qu’Alexandre Piguet a créée en Haute-Saône. Il intervient régulièrement auprès des écoles et centres de loisirs, où il anime différents modules thématiques pour les enfants à partir de 7 ans : le Système solaire, la découverte de la Lune, la vie dans l’espace, la spectroscopie (couleurs de l’arc en ciel), ou encore les stages « Petite Ourse »…
En parallèle, il anime aussi des Nuits des Étoiles Privées à domicile et organise des séances de découverte et stages pour adultes, certifiés par l’Association Française d’Astronomie.

Découvrez toutes les caractéristiques du STELESCOPE 200

bandeau page d'accueil avec groupe d'observateurs utilisant le STELESCOPE 200