L’écliptique est une ligne imaginaire tracée sur la voûte céleste, près de laquelle circulent les planètes de notre Système solaire. Quelle est son origine ? En quoi cette ligne est-elle utile ? Explications.

Pour tracer la ligne de l’écliptique, on observe la position apparente du Soleil par rapport aux étoiles, tout au long du déplacement de la Terre sur son orbite qui dure un an.

Qu’est-ce que l’écliptique ?

Elle fait le tour de la voûte céleste : l’écliptique est une ligne imaginaire qui correspond au déplacement apparent du Soleil lorsqu’il est observé depuis la Terre. En effet, parce que notre planète tourne autour du Soleil en un an, nous voyons celui-ci chaque jour à un endroit légèrement différent du ciel par rapport aux étoiles (s’il était possible de voir les étoiles en plein jour). Ce déplacement se produit en direction de l’est et progresse d’environ un degré par 24 heures, soit l’équivalent de deux fois le diamètre lunaire.

Par extension, on parle du plan de l’écliptique : il s’agit du plan contenant le Soleil et l’orbite de la Terre.

L’écliptique traverse treize constellations : les douze constellations du zodiaque (le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau, les Poissons), ainsi qu’Ophiuchus.

Le saviez-vous ?
Le nom d’écliptique a été choisi car cette ligne a un rapport étroit avec les éclipses : celles-ci ne sont possibles que lorsque la Lune se trouve sur l’écliptique ou qu’elle en est très proche, alors qu’il se produit par ailleurs un alignement Soleil-Terre-Lune (pour une éclipse de Lune) ou Soleil-Lune-Terre (pour une éclipse de Soleil).

Le plan de l’écliptique, référence bien utile

Le plan de l’écliptique sert de référence pour mesurer les inclinaisons des orbites des astres du Système solaire. Pour les huit planètes, cela va de 0,8° pour Uranus à 7° pour Mercure. Il s’agit de valeurs assez faibles : en pratique, on voit donc toutes ces planètes circuler dans une bande de ciel assez étroite autour de l’écliptique.

En revanche, les orbites des astres plus petits ont une inclinaison plus variable et qui peut parfois être très importante. On peut ainsi retrouver les planètes naines, les comètes et les astéroïdes un peu partout dans le ciel.

Représentation de l’inclinaison de l’orbite des huit planètes du Système solaire, par rapport au plan de l’écliptique. Les plans des orbites des différentes planètes sont relativement proches, c’est pourquoi les lignes qui les représentent ici se confondent presque. Les tailles et distances respectives des astres représentés ne sont pas respectées.

Écliptique et zodiaque

L’ensemble de la zone où circulent les planètes a été appelée zodiaque, ou bande zodiacale. Large de 8,5° de part et d’autre de l’écliptique, cette bande passe sur treize constellations : les douze constellations du zodiaque ainsi que celle d’Ophiuchus.

Selon qu’on parle de zodiaque en astronomie ou en astrologie, on évoque deux choses différentes.
D’un point de vue astrologique, on considère qu’il y a douze signes du zodiaque, qui correspondent dans le ciel à un découpage de la bande zodiacale en douze portions égales.
D’un point de vue astronomique, la bande zodiacale traverse treize constellations du zodiaque dont les contours ont été définis en 1930 par l’Union astronomique internationale. Ces constellations ont des surfaces inégales qui ne coïncident pas avec les signes du zodiaque définis il y a des milliers d’années.

L’écliptique, lieu de rencontres

Le rapprochement entre Vénus, Jupiter et la Lune du 23 juin 2015 photographié au-dessus de la Garonne. Photo : Emmanuel Linden – Concours photo Stelvision

Comme les huit planètes de notre Système solaire circulent toutes au voisinage de l’écliptique, leurs mouvements apparents les amènent régulièrement à se trouver près les unes des autres, parfois même très près ! On parle alors de rapprochement planétaire, le moment précis où leur distance apparente est la plus faible étant appelé conjonction.

Le plus souvent, les planètes se trouvent à quelques degrés l’une de l’autre, ce qui est intéressant à voir lorsqu’il s’agit des plus brillantes et visibles à l’œil nu (Vénus, Jupiter, Saturne, Mars et Mercure). Si la Lune passe elle aussi à proximité, l’observation gagne alors beaucoup en esthétique.

Dans de plus rares cas, la distance est inférieure à un degré, voire un demi-degré (soit un diamètre lunaire) : voir deux planètes si proches devient vraiment attrayant. Il devient même possible de les détailler ensemble dans une lunette astronomique ou un petit télescope !

Enfin, très exceptionnellement, lorsque la distance n’est plus que de quelques minutes d’arc (un degré = 60 minutes d’arc), on parle de grande conjonction : c’est par exemple ce qui s’est produit le 21 décembre 2020 entre les planètes Jupiter et Saturne, qui étaient distantes de seulement six minutes d’arc.