Les événements astro 2026

Une sélection des principaux événements à venir cette année. Bonne année et surtout bon ciel à toutes et à tous !

visuel année astro 2026 avec éclipse totale de Soleil
L’éclipse de Soleil du 12 août sera l’événement majeur de 2026. Illustration : Etienne James/Stelvision

Janvier à mars 2026 : domination de Jupiter et marathon céleste

Déjà remarquable depuis plusieurs semaines dans le ciel du soir, la planète géante Jupiter est en opposition le 10 janvier 2026. Son fort éclat et sa bonne hauteur dans le ciel la rendent immanquable pendant les premiers mois de 2026. Suivez-la à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope ! Notez que la Lune va être amenée à frôler Jupiter plusieurs fois, notamment dans les nuits du 30 au 31 janvier et du 22 au 23 avril.

Les premiers mois de 2026 sont aussi l’occasion d’observer les belles étoiles du grand « G » de l’hiver et de beaux amas, le plus emblématique étant celui des Pléiades à admirer avec de simples jumelles. Notez un beau rapprochement serré Lune-Pléiades le 27 janvier, avec un écartement angulaire de seulement 0,7° en milieu de nuit.

photo de Gwenael BLANCK montrant un ciel d'hiver avec Jupiter, les Pléiades et Orion.
Les étoiles se reflètent dans le lac de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois, en décembre 2023. Au-dessus du clocher, un peu à gauche, remarquez l’éclat de Jupiter. Encore plus haut et plus à gauche, dans l’alignement clocher-Jupiter, se trouve l’amas des Pléiades. Photo (recadrée) : Gwenael BLANCK – Concours photo Stelvision

Par ailleurs, le mois de mars est traditionnellement celui où de très nombreuses curiosités célestes peuvent être vues en une seule nuit : tentez le marathon de Messier !

Deux vols spatiaux habités qui vont marquer l’actualité

La mission Artemis II devrait marquer un retour historique vers la Lune : il ne s’agit pas encore de fouler de nouveau le sol lunaire, mais plutôt de le survoler, ce qui n’était plus arrivé pour des humains depuis la dernière mission Apollo en 1972 ! La NASA reste discrète sur la date exacte du départ mais annonce une fenêtre de tir qui s’étend de février à avril. Quatre astronautes nord-américains, trois hommes et une femme, seront à bord.

Du côté européen, c’est l’astronaute française Sophie Adenot qui sera bientôt en vedette : elle doit s’envoler vers la station spatiale internationale (ISS) le 15 février pour une longue mission de 8 mois baptisée Epsilon.

Portrait officiel de Sophie Adenot en combinaison spatiale, au Centre spatial Johnson de la NASA à Houston, au Texas. Crédit : NASA/Helen Arase Vargas et David DeHoyos.

Avril à juillet 2026 : retour de l’étoile du Berger

Alors que Jupiter ne sera plus guère observable, ce sera au tour de Vénus d’étinceler dans le ciel du soir. Celle qu’on appelle aussi l’étoile du Berger est toujours très belle à observer à l’œil nu ! Ses rapprochements avec la Lune sont toujours spectaculaires : notez par exemple le 18 mai (avec un écart Lune-Vénus de 4,5°) et, surtout, le 17 juin : Vénus sera alors à moins d’un demi-degré d’un fin croissant de Lune du plus bel effet !

conjonction Lune-Vénus le 17 juin 2026 en début de soirée
Rapprochement serré Lune-Vénus vu depuis la France métropolitaine le 17 juin 2026 en début de soirée. Simulation Stellarium.

La saison des star parties

Le moi de mai est traditionnellement propice à l’organisation de star parties, ces rassemblements d’observateurs venant partager leur passion sous les étoiles. Pourquoi mai ? Parce que le pont de l’Ascension offre toujours l’occasion d’un week-end de quatre jours prisé des observateurs du ciel profond, la Lune étant toujours absente. Ainsi par exemple auront lieu du 14 au 17 mai les Rencontres astronomiques du printemps (RAP) et les Nuits Astronomiques du Verdon (NAV). Durant l’été, d’autres événements du même type se tiendront, comme par exemple les Nuits du Causse noir (NCN) sous le ciel préservé des Cévennes.

Août 2026 : pluie d’étoiles filantes et éclipse totale de Soleil

Le mois d’août est toujours un mois de prédilection pour les amoureux du ciel. Il y a bien sûr le beau ciel d’été traversé par la Voie lactée, et toutes les animations organisées dans le cadre des Nuits des étoiles, prévues cette année les 7, 8 et 9 août. Il y a aussi les étoiles filantes des Perséides dont le maximum revient chaque année dans la nuit du 12 au 13 août. Cette année sera d’ailleurs un bon cru car la Lune ne sera absolument pas gênante, la nouvelle lune étant justement prévue le soir du 12 août !

Mais surtout, ce même 12 août sera marqué cette année par un événement exceptionnel à admirer…en plein jour. Il s’agit de l’éclipse totale de Soleil qui interviendra en fin de journée. Voulez-vous la voir vraiment totale ? Il faut alors d’urgence prévoir un voyage en Espagne ou en Islande comme expliqué dans notre dossier spécial éclipses 2026-2027 et (plus complètement) dans l’ouvrage Les Soleils noirs de 2026 et 2027 de Jean-Marc Lecleire.

Photo de l'éclipse totale de Soleil du 2 juillet 2019 à Coquimbo, au Chili, par Gwenaël Blanck (extraite du livre Les Soleils noirs de 2026 et 2027, de Jean-Marc Lecleire, éd. Stelvision).
L’éclipse totale de Soleil du 2 juillet 2019 à Coquimbo, au Chili. Remarquez les éclairages publics qui se sont allumés. Photo : Gwenaël Blanck, extraite du livre Les Soleils noirs de 2026 et 2027 (Jean-Marc Lecleire, éd. Stelvision).

Si vous restez en France ou dans un pays voisin, il sera quand même très intéressant d’observer l’éclipse sous forme partielle, avec un Soleil qui sera en grande partie occulté : à 92% à Paris, à 96% à Marseille, à 98% à Toulouse… Un spectacle à ne pas manquer, qui fera sûrement le buzz à l’approche du jour J. Pensez à vous munir suffisamment à l’avance de lunettes d’éclipse permettant de voir en toute sécurité le disque solaire échancré par la Lune.

Septembre et octobre : le règne de Saturne et de la galaxie d’Andromède

La planète aux anneaux pourra être observée dès juillet en seconde partie de nuit, mais c’est surtout à partir de septembre/octobre qu’elle sera intéressante. Son opposition le 4 octobre 2026 marquera le cœur de la période optimale d’observation et le retour de la planète dans le ciel du soir. Ses anneaux recommenceront à être bien visibles, procurant cette effet de vision « 3D » qui rend la vision au télescope si merveilleuse.

Saturne tel qu'elle apparaîtra dans la nuit du 4 au 5 octobre 2026, accompagnée de plusieurs de ses satellites (Téthys, Rhéa, Dioné, de gauche à droite). Simulation Stellarium.
Saturne tel qu’elle apparaîtra dans la nuit du 4 au 5 octobre 2026, accompagnée de plusieurs de ses satellites (Téthys, Rhéa, Dioné, de gauche à droite). Simulation Stellarium.

Outre Saturne, la « star » de cette période sera la galaxie d’Andromède (M31) qui devient visible en première partie de soirée. Ne manquez pas de l’observer au télescope ou même avec de simples jumelles. Vous pouvez aussi tenter de la voir à l’œil nu par bon ciel noir.

Septembre et octobre sont des mois intéressants pour observer le ciel car les journées raccourcissent, offrant notamment la possibilité de « séances de rattrapage » en début de soirée pour continuer d’admirer le ciel d’été.

Novembre et décembre 2026 : retour des planètes brillantes et RCE

Le mois de novembre 2026 marquera le retour simultané des trois planètes les plus brillantes du ciel, en seconde partie de nuit :

  • Jupiter redeviendra observable à partir de 2h du matin à la mi-novembre, et minuit à la mi-décembre.
  • Mars sera observable à peu près aux mêmes heures que Jupiter. Ce sera le début du retour de la planète rouge après une longue absence (cette planète n’est bien visible qu’une année sur deux) et avant une opposition prévue en février 2027.
  • Vénus ornera le ciel de son vif éclat en toute fin de nuit.

Notez le rapprochement serré Jupiter-Mars prévu du 14 au 18 novembre en 2nde partie de nuit : les deux planètes seront écartées d’à peine plus de 1°, ce qui permettra de les voir ensemble au télescope dans le même champ ! Deux semaines plus tard, le 30 novembre, c’est un très bel alignement Lune-Jupiter-Mars qu’il ne faudra pas manquer : un beau tableau céleste pour les adeptes de l’observation à l’œil nu !

Illustration : Les planètes Jupiter et Mars forment un couple serré et brillant dans la constellation du Lion. Aspect pour le 16 novembre vers 2h du matin, heure de Paris. Simulation Stellarium.
Les planètes Jupiter et Mars forment un couple serré et brillant, dans la constellation du Lion, au-dessus de l’horizon est. Aspect pour le 16 novembre vers 2h du matin, heure de Paris. Simulation Stellarium.

Du côté des étoiles filantes, les Géminides offriront probablement un beau spectacle si la météo le permet car la Lune ne sera pas gênante : dans la nuit du maximum, du 13 au 14 décembre, elle se couchera vers 21h.

Enfin, signalons l’événement incontournable du monde de l’astronomie amateur qui se tient une année sur deux à Paris : les Rencontres du ciel et de l’espace dont la 15e édition se tiendra les 13, 14 et 15 novembre 2026. Stelvision y sera présent au stand 29, notez dès maintenant ce rendez-vous !

Bien entendu, cet article n’est pas exhaustif. Nous complèterons et détaillerons au fil de l’année (inscrivez-vous à notre newsletter astro pour ne rien manquer). Bonne année sous les étoiles !